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Isolation thermique : comment gagner une classe énergétique au DPE ?

Pour diminuer leurs factures, de nombreux propriétaires commencent par changer de chaudière ou par chercher un fournisseur d’énergie moins cher. C’est un réflexe logique, mais, dans la plupart des cas, ce n’est pas le meilleur investissement. Installer une chaudière neuve qui laisse fuir l’air chaud ne fera pas progresser la classe énergétique.

Si vous souhaitez effectuer des travaux pour gagner une classe énergétique, nos experts en isolation thermique vous recommandent de vérifier les ponts thermiques de votre maison. Dans la plupart des cas, l’air chaud s’échappe par le toit, puis par les murs, et ensuite par les fenêtres. Pour être efficace, il est important de réaliser vos travaux dans le même ordre.

 

Dans cet article, nous vous expliquons comment réaliser vos travaux dans le bon ordre, ainsi que le piège le plus fréquent chez les propriétaires de maisons dans le Grand Ouest.

Chaudière, fenêtres ou isolation thermique : par quoi commencer ?

 

Le réflexe le plus répandu consiste à s’attaquer aux éléments visibles, ou à ce qui semble « moderne » : une chaudière dernière génération, une pompe à chaleur ou encore des fenêtres neuves. Ce sont de véritables postes d’amélioration, mais tant que la maison n’est pas isolée, l’énergie que vous produisez continue de s’échapper.

 

Le DPE le traduit sans détour. Il mesure la consommation du logement, qui dépend de la capacité de la maison à garder sa chaleur. Cela dit, pour produire le chauffage plus efficacement, il convient d’arrêter le gaspillage. Dans la plupart des cas, l’isolation thermique offre le meilleur rapport entre l’investissement et le nombre de classes énergétiques gagnées.

La règle simple pour ne pas gaspiller : suivez la chaleur

 

Comment est mesurée votre classe énergétique ?

 

La classe énergétique est le résultat du Diagnostic de Performance Énergétique (DPE). Ce diagnostic évalue la consommation d’un logement et son impact en gaz à effet de serre, sur une échelle de A (très performant) à G (très énergivore). Une maison qui laisse s’échapper la chaleur consomme davantage pour se chauffer et se retrouve mal classée.

 

En France métropolitaine, le calendrier issu de la loi Climat et Résilience interdit la location

  • Des logements classés G depuis le 1er janvier 2025
  • Des logements F au 1er janvier 2028
  • Des logements E au 1er janvier 2034, avec un calendrier décalé en Outre-Mer

 

Ces seuils peuvent évoluer et une réforme du mode de calcul du DPE est entrée en vigueur début 2026. Par conséquent, il vaut mieux les vérifier auprès de sources officielles comme l’Ademe ou service-public.fr.

 

Comment votre maison perd-elle sa chaleur ?

 

Étant donné que toutes les parois ne se valent pas, l’ordre de vos travaux devrait suivre l’ordre des déperditions :

  • Le toit et les combles en premier, parce que l’air chaud monte : une bonne isolation peut à elle seule éviter plus de 50 % des pertes de chaleur.
  • Dans un 2ème temps, les murs concentrent une part importante des déperditions et des ponts thermiques.
  • Dans un 3ème temps, les menuiseries, notamment les fenêtres, les portes et les fenêtres de toit, sont des points sensibles pour l’étanchéité.
  • Dans un 4ème temps, les planchers bas, notamment au-dessus d’un sous-sol ou d’un vide sanitaire.
  • Par conséquent, plus vous commencez les travaux par le haut, vos investissements deviennent rentables.

 

Par conséquent, plus vous commencez les travaux par le haut, vos investissements deviennent rentables.

L’ordre des travaux, du plus rentable au plus simple

 

Étape 1 : Commencez par les combles

 

C’est le poste prioritaire, qui fait gagner le plus de classes énergétiques sur votre DPE. Selon la configuration de votre maison, il y a 2 cas de figure :

  • Si vos combles ne sont pas aménagés (combles perdus), l’isolation par soufflage fait partie des solutions les plus efficaces. Pour un résultat homogène, privilégiez la fibre de bois ou de la laine de roche en vrac.
  • Si vos combles sont aménagés, l’isolation par découvrement permet d’intervenir par l’extérieur sans vider la pièce. Chez BP Innov’, cette technique s’appuie sur le système Rockin Bag. Il s’agit de glisser des sacs de laine de roche et de les insuffler entre les chevrons. Cette intervention ne comporte aucun risque pour la charpente et vous n’aurez pas à refaire les plafonds. La toiture est ensuite remise en état, en repositionnant les ardoises ou les tuiles.

Étape 2 : Les murs, en commençant par l’extérieur de préférence

 

Une fois le toit traité, les experts peuvent s’occuper des murs, qui représentent une part importante des déperditions. L’isolation thermique par l’extérieur (ITE) permet de traiter les ponts thermiques sans réduire la surface habitable, tout en offrant l’occasion de rénover la façade.

 

En complément, une finition à base de liège telles que l’Écotherminnov’ de BP Innov’ (enduit liège coloré et imperméable), protège la façade et limite les transferts d’air chaud, d’air froid et d’humidité.

 

Étape 3 : Les menuiseries

 

Les fenêtres vétustes laissent fuir la chaleur pendant l’hiver et vous font perdre une classe énergétique sur votre DPE. Le remplacement par des menuiseries récentes améliore l’isolation thermique et acoustique.

 

Une attention particulière mérite d’être portée aux fenêtres de toit. Au-delà de 20 ans, elles ont fait leur temps. Les modèles récents sont bien plus performants, l’hiver pour éviter les pertes de chaleur comme l’été pour éviter la surchauffe.

 

Étape 4 : La ventilation, le complément qu’on oublie

 

C’est le maillon que la plupart des propriétaires de maisons dans le Grand Ouest ont tendance à sous-estimer. Cependant, plus une maison est étanche, plus elle a besoin de respirer.

 

Renforcer l’isolation sans soigner la ventilation favorise l’humidité et la condensation. Une VMC performante renouvelle l’air tout en limitant les pertes de chaleur. Elle protège à la fois votre confort, votre maison et votre classe énergétique.

Le piège des propriétaires dans le Grand Ouest : isoler sans traiter l’humidité

 

Pourquoi une maison « bien isolée » peut rester froide ?

 

Vous avez isolé et vous avez pourtant encore froid ? La cause est souvent l’humidité. Dans les Pays de la Loire et en Bretagne, une façade qui n’est pas suffisamment bien protégée contre la pluie retient l’eau. Elle ne sèche pas et ramène du froid à l’intérieur.

 

L’humidité est l’une des premières causes de sensation de froid, avant même le manque d’isolant. La traiter fait partie intégrante des démarches pour gagner en performance énergétique.

 

Autre piège méconnu : sur les maisons anciennes isolées avec des laines minérales classiques, l’efficacité peut chuter de 50 % au bout de 10 ans au contact de l’air humide. Or dans les combles, le taux d’humidité peut atteindre 90 %. Autrement dit, un isolant qui performe « au sec » peut décevoir dans la réalité d’une maison océanique.

 

L’isolant efficace en climat océanique (et comment lire R et λ)

 

Le choix de l’isolant dépend de votre configuration, de votre budget et de vos priorités. Trois solutions reviennent le plus souvent chez nos équipes :

  • La fibre de bois, isolant biosourcé et hygro-régulateur, conserve son pouvoir isolant en milieu humide, offre un excellent déphasage l’été (environ 11 h) et un impact carbone négatif : elle convient particulièrement bien dans le Grand Ouest, notamment aux propriétaires soucieux d’écologie et de confort estival.
  • La laine de roche, issue du basalte, allie hautes performances thermiques et acoustiques, résistance au feu (A1) et absence de tassement dans le temps. Elle est parfaite pour les combles perdus et les projets qui visent la robustesse.
  • L’isolant mince réfléchissant (IMR), de faible épaisseur et facile à poser, dépanne là où l’espace est compté, notamment sous le rampant.

 

Pour comparer, deux indicateurs suffisent. La résistance thermique (R) : plus elle est élevée, plus l’isolant est performant. On vise généralement R ≥ 7 pour les combles, une valeur souvent exigée pour rester éligible aux aides.

 

Le lambda (λ) sert à définir l’épaisseur nécessaire, mais il est mesuré dans des conditions idéales à sec. Il ne suffit pas, à lui seul, à départager deux isolants dans une maison. Un léger tassement peut survenir les premiers jours, c’est pourquoi les techniciens posent dès le départ une épaisseur supérieure, qui permet de garantir la R finale et votre éligibilité aux aides.

Travailler avec une entreprise locale et certifiée RGE

 

Le bon ordre des travaux ne suffit pas : encore faut-il qu’ils soient bien réalisés. Le choix du professionnel est déterminant, pour la qualité comme pour les aides.

 

Pourquoi la certification RGE est-elle indispensable ?

 

La certification RGE (Reconnu Garant de l’Environnement) conditionne l’accès aux aides à la rénovation énergétique et à la TVA réduite à 5,5 % (au lieu de 20 %). Vérifiez également que les isolants posés disposent des bonnes certifications :

  • Le marquage CE, qui est obligatoire
  • La certification ACERMI, qui garantit notamment la résistance thermique, la conductivité et le comportement à l’eau de l’isolant.

 

Pourquoi privilégier une entreprise locale ?

 

Un professionnel implanté en Bretagne ou dans les Pays de la Loire connaît les spécificités architecturales locales et les contraintes climatiques, à commencer par l’humidité du climat océanique. Il vous orientera vers les solutions les plus adaptées.

 

La proximité géographique facilite le suivi ainsi que le service après-vente. Ce qui signifie que vous bénéficiez d’un interlocuteur joignable et capable d’intervenir rapidement.

 

Certifiée RGE et présente à travers ses 10 agences dans le Grand Ouest, BP Innov’ accompagne les propriétaires dans leurs travaux d’isolation. La société peut présenter des réalisations concrètes près de chez vous.

 

Pour bénéficier d’un diagnostic gratuit à votre domicile et faire progresser la classe énergétique de votre maison, estimez votre projet ci-dessous :